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CR DEBAT 12 MAI

Compte Rendu Débat du 12 Mai 2010

Tchat de Gayfree : http://www.gayfree.fr.ht

Thème : « L’homophobie »

 

Je tiens d’abord à rappeler que l’homophobie est un des mots clés de nos combats quotidiens sur Gayfree, nous sommes militants avant tout contre l’homophobie et nous tenons particulièrement à ce sujet.

Sachez également que nous ne sommes en aucun cas des professionnels, mais des simples amateurs et surtout des militants qui voulons agir et avancer contre les préjugés concernant les homosexuels, nous devons montrer par-dessus tout que nous sommes des citoyens et des êtres humains comme tout le monde, et non des déchets publics.

 

Définition de l’homophobie d’après SOS Homophobie :

Qu'est-ce que l'homophobie ?

Toute manifestation, avouée ou non, de discrimination, d'exclusion ou de violence à l'encontre d'individus, de groupes ou de pratiques homosexuels ou perçus comme tels au motif de l'homosexualité.

Qu'est-ce qu'un acte homophobe ?

C'est refuser, dans les actes quotidiens, un droit, un bien, un service à une personne, homme ou femme, en raison de son homosexualité avérée ou supposée.

Un acte homophobe c'est aussi...

L'agression physique, écrite ou verbale, la diffamation, à l'égard de personnes, hommes ou femmes, au seul motif d'une homosexualité vraie ou supposée. C'est également l'incitation à la haine, à la violence ou à la discrimination.

Télécharger la plaquette "L'homophobie" réalisée par SOS homophobie et disponible lors de nos interventions en milieu scolaire afin d'expliquer ce qu'est l'homophobie et comment elle se caractérise

 

Sachez également !!

17 mai 1990 : L’Organisation mondiale de la santé supprime l’homosexualité de la liste des maladies mentales, mettant fin à plus d’un siècle d’homophobie médicale.

En 2010 c’est donc les 20 ans de cet évènement, et Gayfree tenait particulièrement à mettre en avant ceci, et par ce message bien dire une fois pour toute qu’il faut arrêter de dire que être homosexuel c’est être dingue, qu’il faut se faire soigner, ras le bol des on dit et des diffamations à notre égard, j’espère que ce message sera répandu car il est prouvé par l’OMS elle-même.

 

Article de Presse de avril 2010

Perpignan. Ils attiraient des homosexuels sur Internet pour les agresser

Trois individus ont été interpellés par les gendarmes mardi pour des" extorsions avec violences à raison de l'orientation sexuelle de leurs victimes". Ils leur tendaient de véritables guet-apens avant de les rouer de coups pour les voler.

A u terme de près de 10 mois d'une enquête difficile, les services de gendarmerie ont procédé à l'interpellation de trois jeunes individus mardi, soupçonnés de vols particulièrement violents.
Ils ciblaient les "gays" Tout commence lorsque les militaires font le rapprochement entre deux agressions dont le mode opératoire est quasi similaire et dont les victimes ont un même profil. Selon les premiers éléments, les individus "chassent" leurs victimes sur Internet et entrent en contact avec elles via des sites de rencontres homosexuels. De là, ils les mettent en confiance, discutent avec eux, échanges des coups de téléphones, quelques SMS puis conviennent d'un rendez-vous... Un scénario bien rôdé et d'autant plus calculé que les individus choisissent des cibles vulnérables. Puis, une rencontre est fixée. Une fois la victime sur place, l'individu continue à "jouer le jeu". Sans que son interlocuteur puisse se douter un instant que tout va basculer bientôt dans la violence... Le 15 juin 2009, la première victime rejoint ainsi son agresseur sur le parking d'un stade de rugby. Or, à son arrivée, l'autre est accompagné. Les individus se jettent sur lui, le tabassent et lui dérobent sa voiture. Aux environs du 10 décembre, une autre "proie" se présente à son rendez-vous et propose d'aller boire un verre à son propre domicile. L'autre suggère que quelques amis à lui, homosexuels, les accompagnent. Et, arrivés dans le logement, la victime est aussitôt agressée, attachée sur une chaise, frappée et menacée avec un tournevis à hauteur de la gorge afin de lui soutirer ses téléphones portables, de l'argent liquide, une carte et des documents bancaires.
Deux suspects mineurs au moment des faits Les investigations confiées à la brigade des recherches de Perpignan et à la brigade d'Elne, ont ainsi permis d'identifier trois suspects qui ont été arrêtés mardi dans la matinée et en début d'après-midi puis placés en garde à vue. Deux étaient mineurs au moment des faits dont l'un a des antécédents judiciaires et l'autre a maintenant atteint 18 ans. Le troisième est un jeune majeur. Tous résident dans le secteur d'Elne. A l'issue de leur audition, ils ont été déférés hier. Une information judiciaire a été ouverte pour "extorsion à raison de l'orientation sexuelle" par le juge d'instruction en charge du dossier qui, en fin de journée, avait déjà mis en examen deux des suspects de ce chef, passible d'une peine de 10 ans d'emprisonnement. Ils devaient ensuite être présentés dans la soirée au juge des libertés et de la détention qui devait statuer sur leur placement ou non en détention provisoire, comme l'a requis le parquet.
Appel à victimes "Ils ont été attirés dans un véritable guet-apens qui est inacceptable", précisait hier le procureur de la République Jean-Pierre Dreno, en présence du commandant Gouriou, responsable en second du groupement de gendarmerie des P.-O..
Les deux hommes agressés, âgés d'une quarantaine d'années et de 62 ans, ont été très choqués par cette agression et ont hésité quelques jours avant de déposer plainte. Freinés par un sentiment de honte sur lequel misaient vraisemblablement les auteurs des faits

 

Maintenant voici un petit résumé de ce qui a été dit le soir du 12 mai entre les membres du tchat de Gayfree concernant ce débat 

Nathan : Quand son copain, à travaillé pendant 30 ans dans une librairie, il a été menacé de quitter Nathan si il veut garder son travail. On le surnommait la tarlouse du jour au lendemain des qu’ils l’ont su leur relation. Mais le pire c’est que par la suite ces personnes nient qu’ils sont homophobes.

Conséquence : harcèlement moral, et au final il a quitté son boulot pour garder son copain.

Le harcèlement moral la loi est bien, mais comment le prouver ???

Nous aimerions donc suite a ca vous dire quelques mots au cas ou si vous etes victime d’homophobie ou de harcèlement moral en terme juridique

Au terme juridique, rappelons que l’homophobie est discriminatoire, et que donc la discrimination est punie par la loi.

Un policier ou un gendarme ne doit pas refuser de prendre la plainte, donc quand il y a discrimination ou homophobie ils ont l’obligation de prendre les plaintes.

C’est ensuite à un procureur de trancher suite a cette plainte si il y a lieu ou non d’aller jusqu'à un recours judiciaire au tribunal.

Evidemment il y a la question des preuves, comment on peut prouver qu’une personne a fait un acte homophobe, a part si on a des témoins.

Mais si il n’y pas de preuves, ca devient la parole de l’un contre la parole de l’autre, et ce sera a la justice de trancher au final.

Bon a savoir aussi : Un enregistrement audio peut être légal, pas interdit par la loi, le seul bémol après c’est assez mal reconnu par la loi devant les tribunaux.

Nous aimerions vous redonner deux numéros importants, si vous êtes victimes d’homophobie, évidemment soit vous portez plainte à la police soit aussi vous pouvez joindre à

SOS Homophobie : 0 810 108 135

HALDE : 08 1000 5000

 

Article de Presse du 5 Mai 2010

AGRESSION HOMOPHOBE A STRASBOURG !

LE CLGBTI STRASBOURG ALSACE APPELLE A LA MOBILISATION !

Rappelons les faits :

Le 7 Mai 2009 vers 00h30, Christophe rentre d'une réunion tardive et est agressé rue Thiergarten, une rue du quartier Gare proche du centre-ville de Strasbourg. Son agresseur, B. l'insulte, « sale pédé, sale enculé » et après l'avoir dépassé, l'attaque par derrière, puis lui assène un coup de poing sur le nez, puis un autre sur l'oeil, occasionnant une fracture du globe oculaire, et enfin l'insulte à nouveau avant de s'en aller. D'après l’ophtalmologue du NHC que Christophe a consulté, ce dernier aurait pu perdre son oeil.

En raison des blessures et du traumatisme psychologique qu’il a subis, Christophe n’a pu se rendre à son travail durant un mois. Il a porté plainte dès le lendemain de son agression, avec une attestation du médecin légiste certifiant que les blessures correspondent à ses déclarations.

Christophe connaît de vue son agresseur, qu'il croise fréquemment dans le quartier gare. Il le recroise deux jours après l'agression et cette fois-ci son agresseur le menace devant témoin : « T'as de la chance que j'étais bourré sinon ça n'aurait pas été que deux baffes. La prochaine fois, je t'enverrais en long séjour ».

Sur le procès verbal de dépôt de plainte est stipulé : « mode opératoire : agression homophobe ».

Suite à la plainte déposée par Christophe, la police a organisé une confrontation entre lui et son agresseur. L'agresseur a nié les faits et a prétendu avoir « mis deux baffes » à Christophe pour se défendre en réponse à des insultes racistes que ce dernier aurait proférées. Selon son agresseur « si Christophe a eu les os fracturés, c'est qu'il s'est fait casser la figure par quelqu'un d'autre » ...

Le CLGBTI Strasbourg Alsace rappelle que Christophe est travailleur social engagé dans la lutte contre le SIDA et les hépatites chez les usagers de drogues, président des « Oubliés de l'Histoire », association du souvenir de la déportation des Tziganes, des homosexuels et des usagers de la psychiatrie et membre fondateur de « Action Logement » collectif de lutte pour le droit au logement. Par ses activités, il côtoie des personnes de toutes origines, de toutes cultures et confrontées à tous type de discriminations.

Christophe s’est toujours opposé à toutes manifestations racistes ou xénophobes.

Néanmoins, la police a considéré à ce moment-là que l'agresseur de Christophe semblait être « de bonne foi ». Refusant de minimiser l’affaire, Christophe a confié son dossier à un avocat.

Le Procureur de la République de Strasbourg n’a pas retenu le caractère homophobe de l’agression et n'a pas saisi le tribunal correctionnel. Il a renvoyé l'affaire devant le tribunal de police enlevant ainsi tout caractère homophobe et donc délictuel à l’agression.

Nous rappelons que l’article 132-77 du Code Pénal stipule que : « Dans les cas prévus par la loi, les peines encourues pour un crime ou un délit sont aggravées lorsque l'infraction est commise à raison de l'orientation sexuelle de la victime.

La circonstance aggravante définie au premier alinéa est constituée lorsque l'infraction est précédée, accompagnée ou suivie de propos, écrits, utilisation d'images ou d'objets ou actes de toute nature portant atteinte à l'honneur ou à la considération de la victime ou d'un groupe de personnes dont fait partie la victime à raison de leur orientation sexuelle vraie ou supposée. »

Lors de l’audience du 17 septembre 2009, le tribunal de police de Strasbourg s’est déclaré incompétent dans ce dossier et a renvoyé l’affaire devant le tribunal correctionnel, reconnaissant ainsi le caractère homophobe de l’agression. C’est la première fois qu’un tribunal strasbourgeois reconnait un cas d’homophobie.

Nous ne pouvons que nous réjouir de la décision du tribunal de police.

Chaque année en France se multiplient les agressions à l'encontre de personnes LGBTI (Lesbiennes, Gaies, Bies, Trans' et Intersexes), entraînant souvent la mort ou de graves conséquences, mais il est toujours aussi difficile de faire reconnaître le caractère homophobe et de faire appliquer la loi. Nous avons un précédent à Strasbourg, où il y a quelques années deux lesbiennes ont été très violemment agressées par six hommes, en plein jour, devant des centaines de témoins, la scène ayant été filmée par une caméra de surveillance, les insultes « sales putes, sales gouines » indiquant très clairement le caractère lesbophobe de l'agression; pourtant, le tribunal n'a pas reconnu l'homophobie.

Procès le 12 mai 2010 :

Le CLBGTI Strasbourg Alsace soutiendra Christophe lors de ce procès et appelle les organisations et personnes solidaires des Lesbiennes, Gais, Bi-e-s, Trans' et Intersexes à être également présentes à l'audience qui aura lieu au Tribunal correctionnel de Strasbourg (quai Finkmatt) le mercredi 12 mai 2010 à 08h30.

Ce procès revêt un caractère important pour la communauté LGBTI et la décision du tribunal encouragera peut-être les victimes à briser la loi du silence.

NE RESTONS PAS DE MARBRE FACE A CES FAITS ET EXIGEONS QUE LA LOI INCRIMINANT LES AGRESSIONS HOMOPHOBES SOIT RESPECTEE.

 

 

Nous reprenons le cours de notre débat de la soirée :

Nous comptons également une meilleure protection des mineurs sur internet, car les agressions homophobes augmentent de plus en plus, et sur internet notamment.

Nous remarquons notamment que sur facebook et le blog de skyrock, que c’est autorisé à partir de l’âge de 13 ans, nous ne mettons pas en cause la qualité de ces deux sites qui sont très biens et attractifs mais nous remarquons que de plus en plus de mineurs se font harcelés que ce soit a cause de leur photos, leur naïveté ou leur manque d’expérience, que des mineurs peuvent être harcelés et même pire dragués sur ces deux sites facilement étant donné que les mineurs sont mal protégés sur ces deux sites, évidemment il y a le contrôle parental qui existe mais nous pensons que c’est pas suffisant.

Un autre témoignage lors de notre soirée débat : et cette fois dans un collège, deux personnes à l’extérieur ont interpellé un mineur et l’ont traité de sale tarlouse. Le mineur leur répond « qu’est ce que vous voulez y faire avec ca ? », malheureusement juste après ces personnes ont appelé des amis au téléphone et sont venus rapidement pour ensuite tabasser le jeune mineur

 

Pourquoi les gens peuvent être homophobes ?

-          Ils n’aiment pas le changement

-          Ce sont des homosexuels qui ne peuvent pas s’assumer et qui le font payer aux autres homosexuels. (prouvé par une étude)

-          L’éducation

-          Le problème religieux et extremiste.

-          La provocation

 

Il faut déjà s’assumer et non pas passer par la provocation !!

 

Solutions :

-          Eviter l’exagération et la provocation

 

Le principal c’est que deux personnes s’aiment, les préjugés c’est nul, les hétéros sont pas mieux et doivent arrêter de juger alors qu’ils peuvent être pires.

 

Quelqu’un pense que c’est regrettable qu’aujourd’hui on fasse encore un débat sur la lutte contre l’homophobie car l’homophobie ne devrait pas exister.

 

Pour finir, un dernier témoignage de la part de Draugay, membre habitué de Gayfree, un témoignage assez difficile mais qui correspond totalement à notre combat :

Alors c'était entre 2006 et 2007, je venait d'avoir mon premier emploi, c'était dans une entreprise de pompes funèbre très réputée sur Bordeaux (que je peut citer si besoin est mais dans le doute je dis pas), j'étais employé comme porteur, au début tout se passait pas trop mal, j'ai même appris que d'autres gays bossaient dans l'entreprise (mais a des postes de direction, bien plus élevés que moi), puis petit a petit c'est passé de plaisanteries douteuses sur mon homosexualité a de véritables agressions, ils avaient entre autre remarqué que j'avais peur de la vitesse en voiture et faisaient en sorte que je pleure et soit en crise de nerfs en roulant très vite et en faisant semblant de foncer dans des ravins ou des murs, et c'est devenu peu a peu des agressions physique, des coups de pieds dans le tibia avant d'entrer dans une église pour une cérémonie, je me suis retrouvé enfermé dans le coffre a cercueil du corbillard etc, le plus grave a été un après midi (pause déjeuner) ou dans la salle commune l'un de mes collègue aidé par mon supérieur directe qui me tenait m'a menacé en me mettant un cutter sous la gorge de "me saigner comme l'immonde goret pédé que j'étais), quelques temps après ma grand mère est décédée, elle habitait la même ville que celle ou était l'entreprise, c'est donc eux qui ont pris en charge les funérailles, et eux encore qui m'ont annoncé sans aucun ménagement son décès par la manière la plus brutale et la plus dur possible, et pire encore le jour de son enterrement au moment de la mise en bière j'étais le seul de la famille à être rester pour y assister, et pour me faire mal ils ont laissés tomber ma grand mère par terre prétextant un accident (ma grand mère était très légère et je n'avais jamais vu ca avant sur des gens plus lourd...)
Bref, quelques temps après j'ai essayé de me suicider car je n'en pouvais plus de tout cela, suite a ça je suis resté longtemps en arrêt maladie pour dépression (6 mois), mon patron avait été alerté déjà avant ca que j'avais des problème mais n'a rien fait et le jour ou j'y suis aller pour mon licenciement (avec une dame de l'inspection du travail pour m'épauler) il m'a dit en gros que j'étais bien gentil mais que j'avais des problème mentaux et que je devrais être soigné
Voila mon histoire liée à l'homophobie dans le monde du travail, j'en avait parlé au patron et a un des employés a un poste de direction quand j'y étais encore mais rien, on m'a même pris pour un menteur, et quand j'ai voulu porter plainte pour harcèlement moral évidement aucun de mes collégues témoins de tout cela n'a accepté de témoigner et mon propre avocat (lui même bisexuel) m'a dit que c'etait la parole d'un gay contre celle de deux hétéros mariés et avec des enfants, et que ca serait surement perdu d'avance

 

Merci à tous les participants a cette soirée débat.

 

 

Compte Rendu établi par Sandy.G

Administrateur de Gayfree

Le 25 Mai 2010

Dernière mise à jour de cette page le 31/05/2010