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EQUALINFOS - BLOGS INFOS EQUALITY

25 AVRIL 2012 - AGRESSION LESBOPHOBE A LYON

25 AVRIL 2012 –

Lyon: douze mois avec sursis

pour avoir agressé un couple de femmes

Un couple lesbien a été verbalement et physiquement pris à partie dans un bus ce week-end. L'agresseur principal comparaissait lundi devant le Tribunal de Grande Instance de Lyon.

Les faits se seraient plus précisément déroulés vers 0h30 vendredi, dans un bus bondé, raconte le journal Le Progrès. Les deux jeunes femmes, 23 et 26 ans, sont assises côte à côte, l’une d’entre elles a sa main sur le genou de l’autre. Deux jeunes hommes les apostrophent: «Vous êtes des gouines?». Le plus vieux continue: «C’est toi qui fais l’homme, non? Si c’est toi, il faut que tu dresses ta femme». Le ton monte, le couple répond aux injures et finit par descendre du bus. Le plus âgé aurait ensuite porté «plusieurs coups de genou au ventre» à l'une des jeunes femmes, qui a déposé plainte, tandis que le plus jeune retenait la compagne de la victime pour l'empêcher de s'interposer.

Intervention de la police

L’agression verbale se serait alors transformée en agression physique, jusqu’à l’intervention de la police. Le plus âgé des agresseurs aurait porté «plusieurs coups de genou au ventre» à l'une des femmes, qui a déposé plainte, tandis que le plus jeune retenait sa compagne pour l'empêcher de s'interposer, explique l’AFP. Deux jours d'interruption temporaire de travail ont été nécessaire à chacune des deux victimes.

Les Deux jeunes hommes de 17 et 19 ans ont été arrêtés dans la nuit de vendredi à samedi près de Lyon, pour avoir insulté un couple de lesbiennes dans un bus et avoir frappé l'une d'entre elles au ventre.

Connu des services de police

Identifiés grâce au signalement du couple, les agresseurs ont été interpellés dans la foulée. Le suspect de 19 ans, «connu des services de police pour des vols et des violences», a reconnu les faits en garde à vue et devait être présenté au tribunal correctionnel hier, en comparution immédiate, pour «insultes et violences volontaires aggravées».

Le plus âgé des deux était lui jugé en comparution immédiate lundi, au Tribunal de Grande Instance de Lyon. Il a écopé de 12 mois de prison avec sursis pour «violences aggravées». Il devra par ailleurs effectuer un stage de citoyenneté et indemniser les victimes. Contacté par TÊTUE, le TGI lyonnais nous a précisé que le caractère homophobe de l’agression n’avait pas spécifiquement été retenu.

Trois jours plus tard au tribunal, l’agresseur principal a déclaré «ne pas aimer les gays et les lesbiennes». «Ce n’est pas une affaire ordinaire et c’est un acte d’une bassesse inouïe, a insisté le procureur. Ces violences ont été justifiées par l’orientation sexuelle des victimes». «C’est un comportement stupide», a rétorqué la défense, plaidant la clémence.

18 AVRIL 2012 - IDAHOMETRE 2012 - PLUS ROUGE QUE 2011

18 AVRIL 2012 –

IDAHOmètre 2012:

la lutte contre l'homophobie dans le rouge

Le comité IDAHO rend public son «IDAHOmètre 2012» mesurant la contribution du gouvernement à la lutte contre l’homophobie et la transphobie. Triste constat cette année: un net recul de l’implication ministérielle vers un immobilisme inquiétant.

Nouvelle année, nouvelle Journée de Lutte Internationale contre l'Homophobie et la Transphobie (le 17 mai prochain), et donc nouvel «IDAHOmètre 2012» réalisé par le Comité IDAHO (International Day Against Homophobia) en partenariat avec TÊTU afin de mesurer l'implication des politiques au pouvoir dans le combat contre les discriminations de genre ou d'orientation sexuelle.

L'infographie parle d'elle-même: le rouge illustrant une implication «très faible ou nulle» des ministères est cette année la couleur dominante (11 ministères contre 5 l'an passé), alors que le vert d'une implication «très forte» a totalement disparu (l'an dernier, les Affaires étrangères et le ministère des Sports s'étaient pourtant distingués). Un triste bilan pour l'ensemble des organes du gouvernement qui ont tous stagné ou été rétrogradés par rapport à 2011.

Sports, Affaires Etrangères, Enseignement Supérieur: les illusions perdues
Alors qu'il faisait figure de bon élève l'an dernier avec les initiatives de Rama Yade et de Chantal Jouanno en matière de lutte contre les discriminations dans le sport, la nomination de David Douillet au poste de ministre et sa réplique malheureusement célèbre sur les «tapettes» n'ont pas amélioré l'engagement du ministère des Sports en 2012. On retiendra notamment son récent refus d'accorder son agrément en tant que fédération affinitaire à la Fédération sportive gaie et lesbienne (FSGL).

Il était le premier de la classe en 2011 avec une très forte implication contre l'homophobie et la transphobie: de la déclaration historique de Rama Yade aux Nations Unies pour la dépénalisation universelle de l'homosexualité à la création d'un fonds de soutien à plusieurs projets internationaux dans le domaine, le Quai d'Orsay donnait l'exemple. Aujourd'hui, il semble moins disposé à porter le message de la dépénalisation, mais reste tout de même premier du classement, au vu des piètres performances des autres ministères.

Autre chute brutale, celle de l'enseignement supérieur. Malgré les engagements de Valérie Pécresse l'an dernier sur le lancement d'un groupe stratégique intitulé «Genres et orientations sexuelles», le comité IDAHO constate que les promesses n'ont pas été tenues. En réalité un groupe de réflexion sur le genre a bien été créé, mais il ne fait appel à aucun des chercheurs ou spécialistes des questions LGBT. Le Comité IDAHO a lui-même été mis à l'écart d'une réunion sur cette thématique qui devait se tenir en juillet 2011!

Des avancées... insuffisantes
Pour le reste, IDAHO ne peut que constater l'atonie des différents organes ministériels qui ont malheureusement laissé de côté les thématiques LGBT en 2012. Comment l'expliquer? Stratégie de droitisation du président? Climat défaitiste à l'approche des présidentielles contribuant à l'immobilisme politique?

Pourtant, le mandat de Nicolas Sarkozy a aussi été porteur d'avancées significatives: le discours de Rama Yade aux Nations Unies en 2008 sur la dépénalisation universelle de l'homosexualité, la déclassification du «transsexualisme» de la liste des maladies mentales en 2009, les efforts diplomatiques pour interpeller l'Unesco sur les questions LGBT. Reste qu'en 2012, à l'approche des présidentielles, le gouvernement a visiblement abandonné ces questions et le programme du candidat Nicolas Sarkozy ne semble pas y apporter de nouvelles réponses.

Nécessaire «examen de conscience»
Le Comité IDAHO reconnaît les actions menées, mais ne peut que constater que depuis un an, l'inertie l'a emporté sur l'audace et la volonté. En témoignent les propos du Premier Ministre qui a invoqué la «sécurité» des enfants pour s'opposer à l'homoparentalité, la vraie-fausse exclusion de Christian Vanneste à l'UMP suite à ses propos homophobes, ou encore l'éternel refus du mariage et de l'adoption malgré une opinion française aujourd'hui majoritairement prête à avancer sur ces questions.

C'est donc un bilan en recul que dresse le Comité IDAHO, qui constate l'échec du gouvernement Fillon dans ce domaine et «invite la droite française à un rigoureux examen de conscience dans les prochains mois, quels que soient les résultats des élections».

17 AVRIL 2012 - LOUIS NICOLLIN PERD LE PRIX GUENIN

17 AVRIL 2012 –

Louis Nicollin perd le prix Pierre Guénin

après son injure homophobe en direct

Le président du club de foot de Montpellier avait utilisé une injure homophobe lors d'une émission radio: jugeant qu'«on ne peut accorder que peu de prix» à son engagement, celui de Pierre Guénin lui est retiré.

Cette fois, ça ne rigole plus. La dernière sortie homophobe de Louis Nicollin, président du club de football de Montpellier, lui aura coûté le Prix Pierre Guénin contre l'homophobie 2012, qu'il avait obtenu le 6 mars dernier au côté de Virginie Despentes.

«Ouais, je suis un pédé…»
La faute à l'insulte homophobe proférée par Louis Nicollin mercredi dernier, en direct dans l'émission Luis Attaque sur RMC Infos. Interrogé par l'animateur sur ses craintes avant le match contre l'Olympique de Marseille, Nicollin a en effet lâché: «J'ai stressé énormément pendant tout le match. D'ailleurs au dernier moment j'y suis pas allé parce que j'avais peur. (…) Ouais, je suis un pédé, mais enfin qu'est-ce que tu veux, j'ai eu peur.»

Des propos que ceux qui lui ont offert le prix contre l'homophobie n'ont pas pu couvrir bien longtemps. Il est vrai que Nicollin, qui avait commencé à faire parler de lui en novembre 2009 pour avoir traité un joueur de «petite tarlouze », des propos qui lui avaient valu quatre mois de suspension, avait depuis donné des gages contre l'homophobie, en signant notamment a Charte contre l'homophobie du Paris foot gay et en diffusant à Montpellier un clip contre l'homophobie dans le sport auquel il avait lui-même participé.

La subvention retirée aussi
«En désignant Louis Nicollin, les membres du jury avaient pris une décision à forte portée symbolique, et mis en exergue un nécessaire changement dans le domaine sportif et dans les stades, où l’homophobie est légion, écrivent dans un communiqué commun Pierre Guénin et SOS homophobie. (…) Nous sommes au regret de constater aujourd'hui qu’on ne pouvait leur accorder que peu de prix, et que l’insulte ou le commentaire à caractère homophobe font hélas bien partie du patrimoine génétique et “culturel” du Président du Club de Football de Montpellier. Une manière bien ingrate de répondre à la main qui lui avait été tendue.» Ainsi, outre le retrait du prix du Montpelliérain, les 2.000 euros de récompense iront finalement à «une association oeuvrant efficacement dans le domaine des sports», le Paris Foot Gay.

Et, au passage, on apprend que la colauréate du prix 2012, Virginie Despentes, dont le film Bye Bye Blondie est actuellement à l'affiche, a choisi l'association Gouine comme un camion comme bénéficiaire de la subvention de 2.000 euros qui lui a été allouée, afin d'aider ce collectif à financer un char dédié aux filles lors de la prochaine Marche des fiertés LGBT de Paris.

17 AVRIL 2012 - BAUDIS EN FAVEUR DES DROITS LGBT

17 AVRIL 2012 –

Adoption: l'interdiction est une «discrimination»

selon le Défenseur des droits

Dans une interview, Dominique Baudis prend position sur l'adoption par les couples homosexuels, et s'exprime aussi sur le don du sang, les droits des trans…

L'interdiction pour un couple homosexuel d'adopter, est «absolument» un motif de discrimination, selon le Défenseur des droits Dominique Baudis.

«Sur le principe, cela me pose un problème qu'un couple homosexuel ne puisse pas adopter. Les familles homoparentales existent. J'ai même des informations selon lesquelles ça se passe souvent très bien», dit-il pour la première fois dans cet entretien.

«L'inégalité de territoire m'interpelle»
«C'est un sujet qui relève de notre compétence, à la fois du point de vue des discriminations et de celui de l'intérêt de l'enfant. (…) Comme républicain attaché à l'égalité des droits, l'inégalité de territoire m'interpelle: un conseil général (NDLR: autorité qui délivre les agréments pour adopter) peut en effet avoir une politique différente de celle d'un autre», regrette ainsi le Défenseur des droits.

Interrogé sur la possibilité de prendre un décret établissant des consignes claires et nationales, le Défenseur des droits estime que «ce serait contraire à la décentralisation et à l'indépendance des départements. Si on veut établir une égalité de traitement sur l'ensemble du territoire, cela voudrait dire recentraliser la compétence. Je n'ai pas de solution simple à ce problème. Mon souci est de faire des propositions seulement quand on aura une chance raisonnable de les voir aboutir», précise Dominique Baudis.

Sur les trans, le don du sang
Par ailleurs, le Défenseur des droits annonce la création d'un groupe de travail avec les associations transgenres pour évoquer le changement d'état civil pour les personnes ayant changé de sexe. «Les associations n'ont pas toutes la même position», a justifié M. Baudis qui estime que «l'identité de genre fait partie des discriminations à raison du sexe».

A propos de l'interdiction faite aux gays de donner du sang, le Défenseur des droits demande que soit mis un terme à «ce principe discriminatoire». «Il a été mis en place au début de la pandémie (de VIH/sida), époque où il n'y avait pas beaucoup de visibilité sur les modes de transmission. Aujourd'hui, on sait qu'elle ne dépend pas de l'orientation sexuelle», rappelle M. Baudis.

12 AVRIL 2012 - ETUDE SUR LES ENTREPRISES ENVERS LES LGBT

12 AVRIL 2012 –

Etude: les entreprises «pas assez mobilisées» pour les LGBT

Comment les entreprises prennent-elles en compte les droits des personnes LGBT? Le Défenseur des droits a souhaité mener l'enquête. Au vu des (rares) réponses reçues, il y a encore du boulot…

«Les entreprises et la prise en compte des droits des personnes LGBT: des initiatives encore trop rares.» A l'instar de L'Autre cercle il y a quelques mois, mais sur un échantillon un peu plus large (35 entreprises contre 26), le Défenseur des droits, Dominique Baudis, a commandé une enquête sur la prise en compte des personnes LGBT dans le monde du travail. Cette fois, c'est l'institut CSA qui a mené l'étude, entre février et mars 2012.

Pour interpréter les résultats, il faut toutefois garder en tête que les 35 grandes entreprises qui ont répondu au questionnaire sont sans doute plutôt à l'aise sur ces sujets. Et que, bien qu'elles représentent au total un million de salariés, elles ne forment qu'un petit échantillon des 225 sociétés sollicitées au départ.

Engagements
Parmi les entreprises ayant répondu, seulement 15 d'entre elles mentionnent l’orientation sexuelle dans un engagement interne à l’entreprise, et 12 dans un engagement externe. 25 ne disposaient pas d'une personne dont la fonction est (au moins en partie) dédiée à l'aide spécifique aux salariés LGBT. On ne trouve de réseau associatif LGBT que dans quatre entreprises, et seules deux ont mené des actions de formation ou de sensibilisation exclusivement ciblées sur l'orientation sexuelle.

«L'identité de genre reste un critère méconnu (par les entreprises)» D'autres signaux sont plus positifs: 27 entreprises interrogées ont mis en place des outils formalisés (label, charte interne, procédures d’alerte, règlement intérieur, code de déontologie…) de lutte contre les discriminations et de promotion de l’égalité – quoique l'on ignore s'ils mentionnent spécifiquement l'orientation sexuelle ou de genre. Même chose pour «la sensibilisation ou formation relative à la non-discrimination» en général, qui se retrouve dans 26 entreprises.

Inégalités
Au niveau de la reconnaissance du pacs par rapport à celui du mariage, seules 24 entreprises ont intégré ce terme ou celui de «partenaire» dans les documents de référence interne. «Des inégalités de traitement apparaissent entre salariés pacsés et mariés», relève même le Défenseur des droits: celles-ci portent notamment sur les droits ouverts par la loi aux salariés mariés (absence de jours de congés pour le pacs ou pour décès du partenaire d’un pacsé…) et sur l’accès des pacsés au bénéfice de la mutuelle, du comité d’entreprise…

Le bilan global s'avère donc mitigé. «La prise en compte de l’orientation sexuelle apparaît comme un préalable à l’engagement des entreprises sur la question de l’identité de genre, qui reste un critère méconnu», note le Défenseur, qui, au sujet du faible retour des questionnaires parmi les entreprises sollicitées, estime que «la mobilisation des grandes entreprises sur les sujets liés à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre demeure encore trop rare.»

12 AVRIL 2012 - SONDAGE PRESIDENTIELLE A CE JOUR

12 AVRIL 2012 –

Sondage : François Hollande toujours plus haut

Dans une nouvelle enquête, le candidat PS accroît son avance sur le président sortant au premier comme au second tour de la présidentielle.

François Hollande accroît son avance en tête des intentions de vote au premier tour, avec un gain de 1 point depuis le 1er avril à 29,5 %, devant Nicolas Sarkozy en baisse de 0,5 point à 27 %, tandis que Marine Le Pen, + 0,5 à 14 %, double Jean-Luc Mélenchon, - 2 à 13 %, selon un sondage LH2 pour Yahoo! publié jeudi. Au second tour, le candidat socialiste l'emporterait avec 55 %, gagnant un point, face au président sortant qui en perd un à 45 %.

"À 10 jours du premier tour de l'élection présidentielle, François Hollande confirme son statut de favori", écrit LH2, ajoutant que "l'issue du scrutin reste toutefois ouverte". "Compte tenu des marges d'erreur inhérentes à l'outil, précise l'institut, François Hollande et Nicolas Sarkozy sont en réalité au coude à coude au premier tour." Au premier tour, derrière Hollande, Sarkozy et Mélenchon et Le Pen, Eva Joly progresse de 0,5 point à 2,5 %. Nicolas Dupont-Aignan gagne un point à 1,5 %. Nathalie Arthaud et Philippe Poutou, tous les deux à 1 %, gagnent chacun 0,5 point. Jacques Cheminade ne décolle pas, à moins de 0,5 %.

15 % des sondés n'ont pas exprimé d'intention de vote au premier tour et 19 % au second tour. Ce sondage a été réalisé par téléphone les 10 et 11 avril auprès d'un échantillon représentatif de 977 personnes âgées de 18 ans et plus (méthode des quotas). La marge d'erreur est de plus ou moins 2,5 à 4 points selon l'intention de vote. Notice complète consultable auprès de la commission nationale des sondages.

10 AVRIL 2012 - GOUINE COMME UN CAMION

10 AVRIL 2012 –

«Gouine comme un camion»:

un char pour les lesbiennes à la Gay pride de Paris?

INTERVIEW TETU. Le collectif «Gouine comme un camion» appelle en ce moment aux dons pour atteindre son objectif: faire défiler un char par et pour les lesbiennes à la prochaine marche des Fiertés LGBT parisienne.

Plus de 3.000 euros ont déjà été collectés mais la somme n'est pas encore suffisante: le collectif «Gouine comme un camion» veut faire défiler, à la prochaine Gay pride de Paris, un char «qui donne à voir les 1001 façons d'être lesbienne aujourd’hui». Ce sont les marcheuses elles-mêmes qui sont appelées à financer cet ambitieux projet!

TÊTUE: Comment vous est venu l'idée de proposer un char lesbien financé par les marcheuses?
Gouine comme un camion: Cela faisait plusieurs années qu'on se demandait derrière quel char défiler à la marche des Fiertés. Aucun ne nous parlait vraiment. Depuis quelques années, il n'y a plus vraiment de chars organisé PAR et POUR les lesbiennes. En juin dernier, on s'est dit que ça ne pouvait plus durer.

De manière générale, l'espace lesbien (bar, clubs, etc.) se rétrécit de plus en plus. Nous avions envie de remédier à cette situation en proposant aux filles de prendre les choses en main et d'investir l'espace public avec un char collectif et ouvert à toutes. Le mot d'ordre: visibilité! Nous voulons faire de ce char un espace d'expression pour les lesbiennes à la Gay pride et un point de ralliement pour toutes au cours de la marche.

Le fait que ce char soit un char financé par les marcheuses elles-mêmes a également son importance: l'objectif est de montrer que les lesbiennes sont capables de s'organiser et de faire bloc autour d'un projet solidaire. Nous souhaitons nous affranchir de tout sponsor ou soutien commercial pour conserver une totale indépendance d'expression et de revendication. Et puis 2012 est une année importante pour les droits LGBT...

À qui s'adresse cette initiative?
Les filles doivent comprendre que ce projet s'adresse à toutes celles -et pas seulement des Parisiennes!- qui veulent se l'approprier, être visibles ce jour-là et se retrouver autour d'un char qui leur ressemble. Ce char doit être un porte-voix pour toutes les lesbiennes, dans toutes leurs diversités. Ce projet est initié par des gouines fières et volontaires, soutenues par des collectifs actifs souvent impliqués dans des événements lesbiens.

A quoi servira l'argent récolté?
La collecte servira exclusivement au financement du char: la location du camion, le salaire du chauffeur, la location d'un super soundsystem et le salaire des techniciens qui le mettront en place, les assurances et l'achat de matériel pour la déco. Toutes celles qui travaillent à ce projet le font de façon bénévole. Le budget est sur le site et nous travaillons en transparence, les filles peuvent voir en direct le montant récolté. Si l'objectif financier n'est pas atteint au 30 mai, les dons ne seront pas prélevés et le char ne se montera pas.

Pourquoi un char autofinancé par les manifestantes, et pas par des sponsors ou des entreprises LGBT?
Nous envisageons l'auto-financement comme une marque d'indépendance. Nous souhaitions éviter les étiquettes commerciales et permettre à chaque lesbienne de s'investir et de se reconnaitre dans ce projet. Certaines associations ont également déjà contribué à ce projet et nous en sommes très heureuses. Ce qui serait merveilleux, c'est que ce projet se concrétise aussi grâce à des démarches individuelles!

Vous pensez que les Françaises sont prêtes à mettre de l'argent dans ce genre de projet?
Force est de constater que le projet reçoit un accueil très favorable: toutes les filles le saluent quasi unanimement. Après, il est vrai que la pratique du «crowd funding» ou «levée de fonds» est encore peu développée en France par rapport aux pays anglo-saxons. Pour inciter chaque fille à contribuer financièrement à ce projet, nous avons prévu des contre-parties variées: l'affichage de son slogan «je suis gouine et...» sur notre Tumblr et sur le char, le T-shirt «Gouine comme un camion», un mix spécial gaypride Dykes on trucks concocté par notre flotte, le droit de klaxonner avec le chauffeur, le droit de passer le disque de son choix sur le char... Quand on y pense, 10 euros c'est une bière et un paquet de clopes. Le budget, en gros, c'est 450 personnes qui mettent 20 euros. C'est possible!

«L'objectif est de montrer que les lesbiennes sont capables de s'organiser et de faire bloc autour d'un projet solidaire.» Pourquoi ce nom? Est-ce que ça a fait débat?
Le point de départ est l'expression «Belle comme un camion» - puisqu'il s'agissait de financer la location d'un camion. C'est un nom qui est sorti à la fin d'une soirée un peu arrosée et qui nous a fait bien rire. L'utilisation du mot «gouine» n'a été un problème pour aucune d'entre nous. Il peut paraître agressif, mais nous pensons qu'utiliser ce mot plutôt que celui de «lesbienne» aujourd'hui c'est se réapproprier l'insulte pour désamorcer sa charge homophobe, en montrant que l'injure ne nous touche pas. Quand on se fait traiter de «sale gouine», ce n'est pas le mot «gouine» qui nous choque, c'est l'adjectif qu'on y accole... parce que oui, nous sommes gouines. Et alors quoi?

Vous proposez aux participantes d'afficher leur slogan sur le modèle «Je suis gouine et...». Et vous, vous avez déjà des idées de slogans? Vous êtes gouines et...?
Le modèle est très ouvert et permettra d'afficher des slogans drôles, engagés, énigmatiques, en colère ou qui font réfléchir. L'idée est de réunir une sorte de patchwork de revendications afin d'obtenir une sorte de portrait chinois de la gouine de 2012. «Je suis gouine et mère», «je suis gouine et fière», «je suis gouine et traitée différemment par la société», mais aussi «je suis gouine et sur un camion depuis le début», «je suis gouine et j'aime ça», «je suis gouine et je pense que tout le monde devrait l'être aussi», «je suis gouine et pour longtemps», «je suis gouine et ma moto aussi», «je suis gouine et mon numéro est le 06 12 34...»

C'est juste pour cette année ou vous comptez remettre ça tous les ans?
Si nous parvenons au bout de cette collecte et que nous arrivons effectivement à créer cet arche de Noé de la gouine, nous espérons que le projet pourra être reconduit l'année prochaine et les suivantes. L'objectif est de créer un espace de visibilité pérenne qui débouche, rêvons un peu, sur une représentation plus permanente des gouines dans les manifestations LGBT. Première, deuxième, troisième génération, nous sommes toutes «gouine comme un camion!»

07 AVRIL 2012 - JOURNEE MONDIALE DE LA SANTE 2012

07 AVRIL 2012

Les personnes âgées au coeur de la prochaine

Journée mondiale de la Santé

Alors que le taux dans la population des personnes âgées de 65 ans et plus sera multiplié par deux entre 2010 et 2050 dans la région européenne, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a choisi d'axer la Journée mondiale de la Santé, qui se déroule le 7 avril prochain, sur le thème "le vieillissement et la santé". Comme chaque année, les pays membres de l'OMS organiseront des manifestations pour rendre hommage aux seniors, et mettre en avant l'importance de leur rôle dans la société.

Un slogan a été imaginé pour l'édition 2012 de la Journée mondiale de la Santé : "Une bonne santé pour mieux vieillir". L'occasion de rappeler à chacun - grand public et gouvernements - l'importance de protéger et d'améliorer la santé des personnes qui vieillissent.

Une campagne d'affichage sera également diffusée dans les différents pays membres de l'OMS. Pointant du doigt les idées reçues, généralement négatives, associées aux personnes âgées, la campagne montre que les seniors en bonne santé demeurent des personnes épanouies et pleines de vie. Le grand public pourra ainsi découvrir une affiche avec "Helmut Wirz, pharmacien à la retraite, âgé de 87 ans, et passionné de saut à l’élastique", ou encore "Mirtha Nordet, ophtalmologiste à la retraite, âgée de 69 ans, danse plusieurs fois par mois".

A travers cette Journée et cette campagne, l'OMS souhaite faire comprendre aux pouvoirs publics et aux différentes populations que les personnes âgées "doivent se sentir valorisées", et qu'"une bonne santé tout au long de la vie permet de profiter pleinement des aspects positifs du vieillissement".

"Il s'agit de montrer comment, grâce à une bonne santé, les personnes âgées peuvent s'épanouir, mener une vie productive et jouer un rôle actif au sein de leur famille et de leur communauté. Le vieillissement nous concerne tous, où que nous habitions et que nous soyons jeunes ou vieux, hommes ou femmes, riches ou pauvres", explique l'Organisation mondiale.

L'épidémie de maladies non transmissibles, comme les cardiopathies ischémiques, les maladies cérébrovasculaires et le cancer du poumon, sera également évoquée tout au long de cette Journée mondiale de la Santé. L'occasion de rappeler qu'il est important de lutter contre la consommation excessive d'alcool et de tabac pour permettre au public de bien vieillir.

Les habitants de la région européenne de l'OMS sont ceux dont l'âge moyen est le plus élevé au monde. Les hommes vivent en moyenne plus de 72 ans, contre près de 80 ans pour les femmes.

 

05 AVRIL 2012 - UN LIVRE HOMOPHOBE TOUJOURS PUBLIE SUR INTERNET

05 AVRIL 2012 –

Lille: une asso dénonce «l'inertie» de la justice

contre un pamphlet homophobe

 

L'asso L'Egide avait saisi la justice en mars 2011. Depuis, ce texte qui appelle clairement au meurtre des homos est toujours visible sur internet...

L'ouvrage appelle aux meurtres des homos... et il est encore accessible sur internet, plus d'un an après le dépôt d'une plainte contre son auteur. L'association L'Egide – la maison régionale des associations LGBT à Lille – a dénoncé mercredi «l'inertie» de la justice après la publication, en janvier 2011, d'un pamphlet islamiste homophobe. Le texte incriminé, intitulé Tariq Ramadan et l'homosexualité et signé par Maamar Metmati, auteur de plusieurs ouvrages auto-édités sur des questions ayant trait à l'islam, avait été distribué gratuitement dans de nombreuses boîtes aux lettres de la métropole lilloise en février 2011.

Provocation à la haine
Dans ce texte de 80 pages, présenté comme un pamphlet contre les positions jugées trop libérales de l'intellectuel musulman Tariq Ramadan vis-à-vis des homosexuels, l'auteur assimile l'homosexualité à une «perversion» et à une «infamie», et les homosexuels à des «criminels» ou à des «pédophiles».

L'Egide avait déposé plainte auprès du parquet de Lille le 30 mars 2011 pour «provocation à la haine, la violence et à la discrimination» et «injures publiques», dénonçant un ouvrage «nauséabond». «Depuis notre dépôt de plainte, le dossier a été transféré à Pontoise parce que l'auteur du livre est domicilié dans le Val-d'Oise, mais rien n'a bougé», a assuré l'avocat de l'association, Me Jean-Yves Moyart. «J'ai contacté plusieurs fois le parquet, qui ne m'a pas répondu», a-t-il dénoncé.

«N'importe qui peut le télécharger gratuitement»
Le parquet de Pontoise a lui confirmé avoir été saisi du dossier en août 2011, mais assuré que l'affaire était en cours d'instruction. «Une enquête préliminaire a été ouverte, le dossier n'est pas oublié (...) Ce genre d'enquête prend du temps», a-t-il précisé.

Selon Alexandre Marcel, vice-président de l'association de défense des homosexuels Idaho (International day against homophobia and transphobia), «le principal problème, c'est que le livre est toujours visible sur internet, notamment sur un site créé par l'auteur, où n'importe qui peut le télécharger gratuitement. (...) On a été reçus deux fois place Beauvau. Le conseiller spécial de M. Guéant nous a dit qu'il s'occupait du dossier. Mais on n'a pas eu de nouvelles. Ce livre et ce site internet appellent pourtant clairement au meurtre des homosexuels».

 

05 AVRIL 2012 - IDEE D UN DEBAT PRESIDENTIEL SUR INTERNET

05 AVRIL 2012 –

Présidentielle : candidats, venez débattre sur internet

En France, Internet est depuis longtemps le lieu de l'échange politique. Cinq sites d'informations s'associent et proposent la tenue d'un vrai débat.

Internet est depuis longtemps en France le lieu du débat politique, de la confrontation d’idées et d’échanges. Devant les innombrables difficultés rencontrées par les médias audiovisuels à organiser un grand débat entre les principaux candidats à la présidence de la République, et pour répondre aux besoins d’information des électeurs, Dailymotion, Le Lab Europe 1.fr, Yahoo!, Le Nouvel Observateur.com et Le Parisien.fr s’associent pour proposer la tenue d’un vrai débat.

Nous adressons donc aux principaux candidats et à leur équipe une invitation officielle à organiser un véritable débat, abordant les grandes questions de fond qui animent la société française et passionnent nos concitoyens. Trois candidats ont d'ores et déjà accepté l'invitation : Marine Le Pen, François Bayrou et Nicolas Dupont-Aignan.

Comme le font les internautes sur le web, les candidats pourrons s’interpeller, échanger et débattre sans contrainte. Ils seront interrogés par des journalistes de talent, ainsi que par des internautes via les réseaux sociaux. 

Dailymotion, Le Lab Europe 1.fr, Yahoo !, Le Nouvel Observateur.com et Le Parisien.fr vont entamer des discussions avec les différents candidats afin de trouver la meilleure date et la formule exacte de ce débat dont les grands principes ont été fixés. Ce grand rendez vous sera diffusé en direct et en vidéo sur le web, accessible à tous.

 

03 AVRIL 2012 - UN SUJET SUR LES FEMMES POLICIERS LESBIENNES

03 AVRIL 2012 –

Le quotidien d'une policière lesbienne:

vocation, sex-appeal et homophobie?

Elles font fantasmer beaucoup de filles, aiment leur métier et le font par vocation. Ce qui n'empêche pas certaines d'être victimes de lesbophobie de la part de leurs collègues policiers ou gendarmes...

Lorsqu’on demande à des policières s'il y a, comme la rumeur le veut, beaucoup de lesbiennes dans la police et la gendarmerie, la réponse est claire: un grand «oui!» à l’unisson... Et si ça plaît aux filles? L'uniforme fait fantasmer... «Et c’est vrai que certaines sont curieuses voire fascinées par nos interventions», reconnaît Nat, 39 ans, qui travaille de nuit depuis 12 ans dans la police. Charlotte, 33 ans, confirme: «Tu représentes quelqu’un de solide, presque une sauveuse. Mais il m’est aussi arrivé, sur un site de rencontres, qu’on ne me parle plus du tout après avoir dit que j’étais fonctionnaire de police! C’est à double tranchant...»

Une vocation
Si elles ont choisi d’être flic, ce n’est pas pour plaire mais par vocation. Nat est fille de militaire et s’est toujours intéressée à la criminologie. Mais même si ce métier était une évidence, la peur de ne pas être acceptée en tant que lesbienne était bien présente au départ. «C’était ma crainte, explique Nat. Mais je n’ai jamais eu de problème, mes collègues sont très ouverts».

«On a souvent droit à des blagues salaces sur les homos» Laure, 31 ans, policière depuis 11 ans, n’est pas aussi catégorique: «Mes collègues sont au courant et je n’ai jamais été ouvertement victime de moquerie, mais on a quand même souvent droit à des blagues un peu salaces sur les homos...» Charlotte a connu, elle, des débuts très difficiles: «J’ai dû changer de brigade à cause de mes collègues.» Pendant deux ans, sept personnes de son service s’en prennent à deux collègues masculins en lançant continuellement des blagues homophobes dans leur dos. «Ils savaient très bien que j’étais lesbienne et observaient mes réactions, faisaient aussi des blagues sur moi.»

 

«L'homophobie est souvent insidieuse»
Ils vont jusqu’à publier, sur internet, des montages photos représentant l’un de ses collègues sur des scènes pornos entre hommes. Charlotte essaie de masquer sa colère, jusqu’à ce qu’elle craque et leur demande d’arrêter. «A partir de là j’ai été mise en quarantaine, plus personne ne me parlait. Je me suis tellement sentie à l'écart que je suis tombée malade.» Elle décide alors d'aller voir son supérieur, qui la change de brigade le jour même. «Ça s’est passé il y a 4 ans et j’ai encore du mal à digérer tout ça.»

Par peur de représailles, Charlotte n’a pas donné suite. «Les victimes hésitent souvent à porter plainte car l’affaire se retourne contre elles, explique Mickaël Bucheron, président de l’association Flag!, qui défend policiers et gendarmes LGBT. On considère qu’elles n’ont pas été solidaires avec l’institution». Les affaires de harcèlement moral sont en outre difficiles à régler. «Les actes sont souvent insidieux, il est difficile d’obtenir des témoignages et l’affaire touche parfois une hiérarchie haut placée, avec des enjeux politiques.»

Un couple de femmes harcelé
Sihem Souid en a fait les frais fin 2010. A la publication de son livre Omerta dans la police (éditions du Cherche Midi), cette fonctionnaire de police est suspendue par le ministère de l'Intérieur pour avoir manqué au «devoir de réserve». Un livre dans lequel elle dénonce notamment le harcèlement subi par un couple de femmes dans son service.

L'association Flag!, qui compte 500 adhérents, lutte depuis plus de 10 ans contre l’homophobie dans la gendarmerie et la police. «Les filles sont généralement moins ciblées que les hommes, mais la lesbophobie existe réellement. Deux filles ont été séparées pour être placées dans deux services différents car elles étaient ensemble, raconte Mickaël Bucheron. Alors qu’un couple hétéro n'aurait posé aucun problème». Le combat n’est pas encore gagné.

03 AVRIL 2012 - BAUDIS EN FAVEUR DES HOMOSEXUELS

03 AVRIL 2012 –

L'homophobie bientôt sur le même plan

que les discriminations raciales?

Lors d'un point avec les associations LGBT, Dominique Baudis, Défenseur des droits, a rappelé qu'il avait saisi les ministres concernés pour que les délais de prescription pour la provocation à la discrimination en raison de l'orientation sexuelle soient étendus.

Lors d'une réunion, hier, du comité LGBT, instance de dialogue qui réunit une vingtaine d'associations et de collectifs de lutte contre les discriminations homophobes et transphobes, Dominique Baudis a rappelé qu'il avait saisi les ministres de la Culture et de la Justice pour que la loi sur la liberté de la presse soit réformée. Le Défenseur des droits s'est ainsi exprimé pour que soient étendus à un an les délais de prescription pour la provocation à la discrimination en raison de l'orientation sexuelle.

Dominique Baudis souhaite donc que le délai des prescriptions pour les injures, diffamations et provocation à la haine, la violence ou la discrimination en raison du sexe, de l'orientation sexuelle ou du handicap (actuellement de trois mois), soit aligné sur celui des infractions de même nature fondées notamment sur l'origine ou la religion (c'est-à-dire un an). Une proposition de loi en ce sens, déposée par la députée Catherine Quéré, est examinée actuellement au Sénat.

En faveur du don du sang par les homos
Le Défenseur des droits a également rappelé qu'il s'était prononcé en faveur de la levée de l'interdiction faite aux homosexuels de donner leur sang. Lors de cette réunion a été également évoquée «l'inclusion d'un focus LGBT dans la 5e édition du baromètre OIT sur la perception des discriminations au travail, paru en janvier 2012. Ce baromètre comportait pour la première fois des questions spécifiques liées à l'identité de genre (trans) au travail»


De plus, la question des engagements des entreprises sur les questions LGBT et des droits ouverts aux personnes pacsées a fait l'objet d'une nouvelle enquête portant sur plus d'un million de salariés, dont les résultats, communiqués aux participants, seront prochainement disponibles sur le site internet du Défenseur des droits.

02 AVRIL 2012 - BILAN SIDACTION 2012

02 AVRIL 2012 –

Cette année, le Sidaction fait moins recette qu'en 2011

 

Le Sidaction 2012 a franchi la barre des 4,2 millions d'euros de promesses de dons au profit de la recherche contre le sida, soit 1 million d'euros de moins qu'en 2011 (soit 20% de baisse). Les organisateurs croient que les dons vont continuer.

«C'est un retard, et non une baisse des dons, veut croire un responsable de l'association Sidaction, nous avons eu plus d'appels le samedi que le dimanche.» «Les dons sont stables depuis trois ans, les donateurs partent aussi en week-end, et ils peuvent continuer à donner», a indiqué de son côté François Dupré, directeur général de Sidaction, en assurant être confiant. «Il y aura un rattrapage. La baisse n'atteindra pas les 10%. Toute cette semaine, les donateurs pourront continuer d'appeler le 110 pour faire des dons. Le compteur des promesses de dons tournait jusqu'à minuit dimanche, mais les gens savent qu'ils peuvent continuer à donner jusqu'au 11 avril. Lucide, François Dupré le reconnaît, «c'est un moment ponctuel. Nous sommes dans une période incertaine, avec une crise économique importante.»

 

Le sida est l'affaire de tous

«L'argent du Sidaction est utilisé directement sur l'action. De manière très concrète, une baisse des dons se traduirait par des arbitrages sur des programmes», explique encore François Dupré.

L'association consacre la moitié des fonds nets collectés aux programmes scientifiques et médicaux, et la moitié aux programmes de prévention et d'aide aux malades. L'argent collecté l'année dernière a notamment permis de financer les travaux de 99 jeunes chercheurs pour un montant de près de 3 millions et de permettre à plus de 35.000 personnes d'avoir accès à des traitements. Temps fort de sensibilisation du grand public et de prévention, le Sidaction, qui existe depuis 1994, avait pour slogan cette année: «Ensemble, vous n'imaginez pas le pouvoir que nous avons». Les organisateurs souhaitant rappeler que le sida «est l'affaire de tous».

 

En France, 6000 personnes découvrent leur séropositivité chaque année

Le coup d'envoi avait été donné vendredi soir à la télévision par une édition spéciale de l'émission de TF1 Qui veut gagner des millions?. Les artistes avaient réuni 193.500 euros au profit de l'opération. Samedi soir, France 2 a pris le relais avec une émission spéciale à 20h35, Les stars chantent la tête dans les étoiles, animée par Stéphane Bern, en présence notamment de Sofia Essaidi, Thomas Dutronc, Jean-Louis Aubert, Christophe Willem. Sur le terrain, plus de 300 animations ont été organisées tout le week-end dans de nombreuses villes de France.

Dans le monde, 34 millions de personnes vivent avec le virus du sida (VIH), et chaque jour la maladie emporte 5000 personnes. En France, 150.000 personnes vivent avec le VIH et plus de 6000 découvrent leur séropositivité chaque année. Parmi eux, 12% ont moins de 25 ans et 18% plus de 50 ans. Il est toujours impossible d'en guérir et de détruire le virus dans l'organisme. Les contaminés attendent toujours un vaccin, bien que des traitements comme des trithérapies existent. L'année dernière, le montant des dons avait atteint 5 millions d'euros.

01 AVRIL 2012 - L UMP HUE AU MEETING LGBT EGALITE 2012

01 AVRIL 2012 -

Meeting LGBT : l'UMP sous les huées

«Homophobe!», «Égalité!», « Sarko, ça suffit!»…C’est sous les sifflets et les huées que le représentant de Nicolas Sarkozy, Geoffroy Didier, secrétaire national de l'UMP et conseiller régional d'Ile-de-France, a été accueilli le samedi 31 mars au « Meeting LGBT (Lesbiennes, Gays, Bi et Trans) pour l’égalité ». Ce grand rassemblement, organisé aux Folies Bergères (Paris IXe) par la campagne Égalité LGBT 2012 – qui regroupe l'Inter-LGBT, la Fédération LGBT et la Coordination InterPride France (CIF) – a réuni, selon les associations, plus de 1.000 personnes.

Confirmé en toute dernière minute, le représentant du candidat UMP a essayé de défendre, durant un petit quart d’heure, le bilan du quinquennat en matière d’égalité des droits hétéros/homos, évoquant le « respect » de Nicolas Sarkozy pour les questions LGBT. Vaine tentative tant la salle des Folies Bergères était remontée contre les dernières prises de positions du chef d'État sur ces questions :

Revenant sur l’une des rares promesses du candidat Sarkozy de 2007, le contrat d’union civile, Geoffroy Didier a expliqué, comme l’avait fait avant lui Camille Bedin mi-février lors d'un débat politique organisé par l'Association des parents et futurs parents gays et lesbiens (APGL), qu'un tel contrat s'était avéré « inconstitutionnel ». « Ils n’ont qu’à faire une sixième République et changer la constitution !, affirme Clémentine Autain (Front de Gauche) à l’issue du meeting. En fait, l’union civile, c’était un angle tactique parce que le mariage c’était trop frontal. Mais la vérité, c’est qu’ils n’ont jamais voulu le faire et qu’ils ne le feront jamais. »

Également interrogée sur l’intervention de Geoffroy Didier, Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole de François Hollande et représentante du candidat PS à la soirée, reconnaît que « ce n’est jamais agréable de faire face à une salle hostile » : « Il a eu le courage de venir, mais il est venu défendre des choses un peu indéfendables : on ne peut pas sérieusement dire que Nicolas Sarkozy ait fait avancer la question de l’égalité des droits des personnes LGBT depuis son arrivée au pouvoir. Il avait pris un certain nombre d’engagements en 2007 et pourtant, je n’ai pas eu le sentiment que les choses aient bougé. »

« Sur la question de l’égalité des droits, ce n’est pas seulement les mesures que l’on prend ou que l’on ne prend pas, c’est aussi les discours que l’on tient ou que l’on ne tient pas, poursuit la porte-parole de François Hollande. Depuis, cinq ans, on n’a pas beaucoup entendu de discours de rassemblement. On a, en revanche, entendu beaucoup de dérapages, y compris dans la majorité présidentielle. Un cas symptomatique, c’est le cas Vanneste (Christian Vanneste, député UMP du Nord, coutumier des déclarations polémiques sur les homosexuels). »

Faute d’un véritable bilan et de propositions concrètes pour faire avancer l’égalité des droits hétéros/homos, Geffroy Didier a fait pâle figure face aux autres candidats ou représentants de, venus, eux aussi, présenter leurs propositions au « Meeting LGBT pour l’égalité ». Seule la responsable des questions d'intégration et d'égalité des chances au Modem et représentante de François Bayrou à la soirée, Fadila Mehal, a également été chahutée par le public des Folies Bergères. En justifiant, par la religion, le refus de son candidat d’ouvrir le mariage aux couples de même sexe, elle s’est attirée quelques sifflets : « Il très croyant et très respectueux du caractère sacré du mariage », a-t-elle déclarée face à une salle scandant le mot « Laïcité ! ».

Un tout autre accueil a été réservé aux candidats et représentants de la gauche, sortis grands gagnants de la soirée. Najat Vallaud-Belkacem (PS), Eva Joly (EELV) et Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) ont tous trois été chaudement applaudis. « Toute la gauche est aujourd’hui d’accord pour ouvrir le mariage aux couples de même sexe, s’est félicitée Clémentine Autain. Ça n’a pas toujours été le cas… »

 

29 MARS 2012 - ENQUETE SUR LA DOUBLE DISCRIMINATION

29 MARS 2012 –

Homosexualité et origine:

L'Autre cercle a enquêté sur la double discrimination

Quand on est à la fois homo ou trans et d'origine étrangère, comment s'en sortir au travail? C'est ce qu'a cherché à savoir l'association, au travers d'une vingtaine de témoignages accablants.

Il serait difficile, à moins de l'avoir vécu, de se rendre compte des difficultés que rencontrent au travail des personnes à la fois homosexuelles et d'origine étrangère, sans avoir lu l'enquête que vient de publier L'Autre cercle. Toujours attachée à lutter contre les difficultés professionnelles des LGBT, l'association a minutieusement enquêté sur ces personnes condamnées à cette «double peine» si particulière.

Condamnés à l'invisibilité
Parmi la vingtaine de grands témoins interrogés pour cette enquête, Ludovic Mohamed Zahed était présent mardi au colloque sur le sujet organisé à la mairie de Montreuil. Celui qui a, depuis, fondé l'association Homosexuels musumans de France (HM2F) a raconté la voix tremblante ses «années de déchirements» sur son identité, et de galère pour trouver un emploi et un appart, bien que bardé de diplômes. «Le rejet n'engendre pas forcément la haine, mais certainement la colère, qui est mêlée dans le même temps à une certaine honte.»

Cette honte, Brahim Naït-Balk en a aussi parlé, évoquant les injures dont il était victime en tant qu'éducateur sportif dans une cité. «Plus on m'insultait, plus je culpabilisais, parce que j'étais arabe et gay.» Un état d'esprit dont il est finalement sorti en faisait son coming out au travers d'un livre: «Ce n'est qu'à ce moment que je me suis enfin senti libre. A vouloir se cacher par peur d'être montré du doigt, on ne se rend pas service à soi-même.»

«Un peu de diversité aurait été encouragé. Mais arabe, gay, séropo… c'était un peu trop de diversité à leur goût.» Diversité plurielle
Mais avant cette sortie par le haut, il y a toute une série de stratégies afin d'échapper à la double discrimination. «Consciemment ou pas, les employés d'origine étrangère et LGBT savent que le milieu professionnel est l'un des terrains les plus propices aux actes homophobes. Se déclenche alors un mécanisme de défense afin, le plus souvent, de devenir invisibles», raconte Marie-Hélène Goix, qui fait partie du pôle de L'Autre cercle ayant mené l'enquête. Elle cite ainsi l'exemple de Samia, lesbienne d'origine algérienne, qui confie qu'elle «aimerait être lesbienne, c'est plus simple, (mais) avec mon nom, on voit déjà que je suis arabe, je ne vais pas ajouter un problème de plus.»

Ludovic Mohamed Zahed ne dit pas autre chose, en racontant la difficulté de son parcours au sein de la vénérable Ecole normale supérieure. «Un peu de diversité aurait été encouragé. Mais moi, arabe, gay, séropo, c'était un peu trop de diversité à leur goût. Je ne regrette pas d'avoir lutté en permanence… J'aimerais juste, parfois, devoir être un peu moins fort pour résister à tous les bâtons qu'on nous met dans les roues», souffle-t-il.

Prix de la Diversité
Forte d'un constat aussi accablant, que peut faire L'Autre cercle? Encourager les bonnes initiatives, déjà: c'était le cas mardi avec la remise du 3e grand Prix de la Diversité à Armelle Carminati, directrice générale diversité de la société Accenture, qui a su promouvoir la diversité sans y oublier les LGBT. L'association émet aussi des préconisations, parmi lesquelles «plus d'action, de protection, de communication» de la part des entreprises.

«Il faut traiter l'ensemble des critères de discriminations, pointe Marie-Hélène Goix, car si chacune d'entre elles est importante, c'est vite insupportable pour ceux qui les cumulent.» Présent aussi mardi, le président de la Journée mondiale contre l'homophobie et la transphobie, Louis-Georges Tin, se bat lui aussi contre «la politique de la diversité à la carte». «La diversité existe en entier, ou n'existe pas, insiste-t-il. «Imaginerait-on un Etat dire: “d'accord, on est racistes, mais au sujet du handicap on est excellents”?»

27 MARS 2012 - ENGAGEMENTS DES CANDIDATS CONTRE L HOMOPHOBIE

27 MARS 2012 –

Présidentielle: quels sont les engagements

des candidats contre l'homophobie?

Cliquez ci dessous pour lire le details de toutes les reponses des 10 candidats aux 12 questions qui leur ont été posées : 

 12 Questions LGBT - Presidentielle 2012 - Bilan Reponses.pdf 12 Questions LGBT - Presidentielle 2012 - Bilan Reponses.pdf

 

A quelques semaines du premier tour, les présidentiables ont tous rempli et renvoyé un questionnaire imaginé par SOS homophobie. Leurs réponses ont été dévoilées ce matin.

L'association SOS Homophobie a dévoilé ce matin les résultats qu'elle a recueillis au cours des dernières semaines, lors d'une conférence de presse. Première (bonne) surprise, les dix candidats à la présidentielle ont tous répondu aux 12 questions qui leur avait été soumises. Pas de grand étonnement en revanche en apprenant qu'Eva Joly et Jean-Luc Mélenchon sont les deux présidentiables les plus friendly, avec chacun 11 réponses positives. Ils sont suivis par le candidat socialiste François Hollande (9 réponses positives), qui devance largement Nicolas Sarkozy (2) et Marine Le Pen (1).

Les 12 questions portaient sur l'«égalité des droits» pour le mariage et la parentalité, la possibilité de don de sang pour les homos ou encore la «sensibilisation à la question du genre dès l'école primaire». «Pour nous, le fait que tous les candidats aient répondu à nos questions et que Marine Le Pen ait répondu positivement à l'une des nos revendications constituent nos deux surprises», a déclaré Elisabeth Ronzier, présidente de SOS Homophobie.



Deux surprises
Une seule question n'a reçu aucune réponse négative (huit positives, dont celle de Marine le Pen, deux candidats ne s'étant pas prononcés): «Formerez-vous le personnel de l'Aide sociale à l'enfance pour qu'il détecte l'homophobie et la transphobie dont peuvent être victimes les adolescents dans leur famille?»

A contrario, la toujours très controversée question qui porte sur la possibilité «d'inclure dans les programmes scolaires la sensibilisation à la diversité des relations amoureuses et à la question du genre, et ce dès l'école primaire» a recueilli cinq réponses négatives (celles de Marine Le Pen, Nicolas Sarkozy, Philippe Poutou, François Bayrou et Nicolas Dupont-Aignan), deux candidats ne s'étant pas prononcés - il s'agit de Jean-Luc Mélenchon et de Jacques Cheminade.

«Pas d’appel à voter pour tel ou tel candidat»
L'association, qui a vu le jour il y a 18 ans et compte environ 880 adhérents, avait adressé ses questions aux candidats mi-février. La dernière réponse au questionnaire a été retournée dimanche, a précisé Elisabeth Ronzier, qui s’est également expliqué sur sa démarche ce matin. Pour elle, il s’agit de «porter la voix des victimes de l'homophobie et (d')évaluer les dix candidats sur le même socle de propositions».

SOS Homophobie livre également une analyse des réponses de chaque candidat (à découvrir ici), sans pour autant, «lancer un appel à voter pour tel ou tel candidat», a assuré sa présidente.

23 MARS 2012 - 2 AFFAIRES GROTESQUES APRES MERAH

23 MARS 2012 –

2 Affaires grotesques suite a la mort de Merah

 

Affaire N°1 : Une enseignante suspendue pour avoir rendu hommage à Merah

Luc Chatel a demandé vendredi au recteur de Rouen de "suspendre immédiatement" une professeur de lycée de cette ville pour avoir "demandé à ses élèves de respecter une minute de silence à la mémoire du terroriste Mohamed Merah".

Alors que l'affaire de la tuerie de Toulouse s'est achevée jeudi avec l'assaut du Raid contre le logement de Mohamed Merah, le tueur présumé, des élèves d'un lycée de Rouen ont été invités vendredi matin à un hommage plutôt inattendu. Ils ont été appelés par leur enseignante à respecter une minute de silence à la mémoire... non des victimes de la fusillade dans une école juive, mais de Mohamed Merah lui-même. L'information, révélée par le site internet du journal Paris Normandie, a été confirmée par le ministère de l'Education nationale, et Luc Chatel a demandé au recteur de Rouen de "suspendre immédiatement" l'enseignante qui avait appelé à cet hommage en mémoire "du terroriste Mohamed Merah".

En "condamnant sans réserve", dans un communiqué, "ce comportement inqualifiable", Luc Chatel a aussi demandé au recteur "d'engager une procédure disciplinaire". "Cet acte isolé", selon le ministre, "ne saurait occulter la dignité dont a fait preuve l'institution scolaire tout au long de la semaine". Un appel aussitôt entendu par le rectorat, qui a convoqué l'enseignante en cause vendredi après-midi.

Une enseignante qui ne va "pas bien"

L'enseignante était "suivie psychologiquement" et son propos n'est "pas un acte  politique", a indiqué le syndicat enseignant SGEN-CFDT. "Ce n'est pas du tout un acte politique d'une extrémiste, mais d'une collègue qui a des soucis de santé, qui est fragile et qui fait l'objet d'un suivi psychologique" a indiqué à l'AFP le secrétaire SGEN-CFDT de Haute-Normandie, Pascal Bossuyt.

Selon Paris Normandie, l'attitude de l'enseignante, professeur d'anglais au lycée Gustave-Flaubert de Rouen, avait été signalée par un courrier de ses propres élèves adressé au chef d'établissement. Celui-ci avait alors prévenu le rectorat de Rouen. Les faits s'étaient produits en début de journée, peu après 8 heures. L'enseignante, en présentant Mohamed Merah comme une "victime" et en appelant sa classe de Terminale S2 à respecter une minute de silence, aurait notamment déclaré à ses élèves que le lien entre le forcené de Toulouse et Al-Qaïda avait été "inventé par les médias et Sarko". La plupart des lycéens avaient alors quitté la classe en signe de protestation.

Selon Paris Normandie, seuls quelques-uns d'entre eux étaient restés pour "chercher à savoir pourquoi elle avait pris une telle initiative". Le journal ajoute, citant le témoignage d'un élève, que l'enseignante se serait excusée après avoir appelé à cet hommage à Mohamed Merah, ajoutant qu'elle "n'allait pas bien et qu'elle allait peut-être prendre des congés".

 

Affaire N°2 : Page Facebook Hommage à Merah

Une page Facebook dédiée au terroriste comptait le soir même de sa mort plusieurs milliers de fans. Elle a été désactivée.

Dans un premier temps, cette page, intitulée «Hommage à Mohamed Merah (Toulouse)», montrait une photo de profil du jeune homme extraite de sa vidéo de rodéo automobile diffusée sur internet. Elle comportait aussi de nombreux commentaires hostiles à la police et favorables à l'islamisme radical.

Après la demande des autorités, les responsables du réseau social ont désactivé la page. En effet, si elle est désormais vierge de toute information de profil, de toute photo et de tout commentaire sur «le mur».

Un débat sur Wikipedia

Précédemment, elle était passée de quelque 500 fans dénombrés avant sa fermeture à 1750, avant d'arriver à 2257 en moins d'une heure, jeudi en début de soirée. Des internautes qui par curiosité, par provocation, par intérêt, selon le principe du réseau social, ont cliqué en masse sur l'onglet «Like», pour dire «J'aime».

Même avec des pages blanches, cette page s'apparente sur le fond à un cyber-livre de condoléances ouvert à la gloire silencieuse du tueur.

Sur Wikipédia, Mohamed Merah a aussi une page ouverte comme c'est généralement le cas quand un sujet interpelle les internautes.

Depuis le 19 mars, quelques jours après le recoupement de ses 7 meurtres, de nombreux contributeurs alimentaient la page d'articles relatant ses actes. La chronologie des derniers événements et du dénouement de sa traque suscitant la réfléxion était encore actualisée jeudi soir alors que Nicolas Sarkozy, deux heures après l'assaut final , a fermement déclaré la guerre à l'apologie de l'islamisme sur Internet. Un débat s'est d'ailleurs engagé sur la page créée entre ceux qui demeurent favorables à l'existence de cette présence sur l'encyclopédie du net et ceux qui y sont hostiles.

23 MARS 2012 - VANNESTE ELU A LA TETE DU RPF

23 MARS 2012 –

Christian Vanneste élu à la tête d'un parti gaulliste

Le député du Nord n'a pas tardé à trouver un nouveau parti pour l'accueillir suite à sa sortie en fanfare de l'UMP. Le RPF compte sur lui pour relancer le gaullisme en France… et reconquérir sa circonscription.

Cela fait à peine un mois que Christian Vanneste a été sorti de l'UMP dans des conditions peu claires (le parti de la majorité a annoncé qu'il était parti de lui-même, ce qu'il a démenti). On se souvient que le député du Nord avait provoqué un tollé en déclarant dans une vidéo: «Il y a la fameuse légende de la déportation des homosexuels». «En Allemagne, il y a eu une répression et déportation, mais il n'y en a pas eu ailleurs (…). En dehors des trois départements annexés, il n'y a pas eu de déportation homosexuelle en France»

Mais celui qui avait déjà été condamné à deux reprises pour propos homophobes, avant d'en être blanchi, n'a pas tardé à trouver un autre parti pour lui ouvrir les bras. Dans un communiqué, il se réjouit d'avoir rejoint le Rassemblement pour la France, un mouvement politique fondé en 1992 et qui se revendique du gaullisme.

Renouveau du gaullisme?
«Christian Vanneste sur orbite» titre, sans qu'il soit apparemment prévu d'en rire, un article du blog du RPF. Le même qui, deux jours plus tôt, écrivait au sujet de la tuerie de Toulouse que «à force de voir relayer complaisamment par les médias la haine de notre pays et de ses institutions, ce qui devait arriver est arrivé», sous la plume de Nicolas Stoquer, le fondateur de ce mouvement.

«A travers cette élection, ajoute-t-il, il s'agit de donner au gaullisme la force d'un renouveau qui lui permettra de servir la France dans les circonstances difficiles qu'elle affronte et particulièrement à l'occasion des élections prochaines». Première étape, sans doute: soutenir la candidature de Christian Vanneste à sa propre succession, qui devra faire face à Gérald Darmanin, le candidat finalement intronisé par l'UMP. Un homme qu'il connaît bien puisqu'il a été son colisiter dans la campagne (perdue) pour les municipales de Tourcoing en 2008, et qui depuis est devenu directeur du ministre des Sports David Douillet.

 

23 MARS 2012 - PROPOSITIONS CANDIDATS SUR TETU

23 MARS 2012 –

Sarkozy et Hollande détaillent leurs programmes dans TÊTU –

Deux styles différents

Le candidat PS et le président sortant s'expriment dans les colonnes du nouveau TÊTU, dans deux longues interviews où ils font le point sur leurs propositions pour les LGBT.

Principale information côté Hollande: il s'engage, s'il est élu, à faire voter l'ouverture du mariage aux couples de même sexe «au plus tard au printemps 2013», en expliquant qu'il serait difficile de le faire avant parce que «que les premiers mois de la session parlementaire vont être essentiellement consacrés aux éléments de programmation financière».

Aile droite
Côté Sarkozy, l'interview était d'autant plus attendue qu'il avait fait des promesses (non tenues) en 2007 et que l'UMP est profondément divisée sur ces questions, tiraillée entre une aile dure, incarnée par les ténors de la Droite populaire qui ne manquent pas une occasion de monter au créneau contre les revendications LGBT, et une aile centriste, dont certains députés sont même allés jusqu'à voter la proposition de loi socialiste sur le mariage en juin 2011. Le candidat de droite a réaffirmé son opposition au mariage, et choisit clairement de s'aligner sur l'aile droite de sa famille politique.

22 MARS 2012 - FLAG INTIMIDE PAR UN GENERAL

22 MARS 2012 –

La «tentative d'intimidation» d’un général

envers l'association Flag!

Alors que Flag! questionnait un général sur une enquête pour harcèlement, celui-ci a exigé la preuve que la victime présumée était membre de l’association des gendarmes et policiers LGBT. Pour Flag, c'est une atteinte aux droits individuels.

« En dix ans d'existence, c'est la première fois que nous sommes face à une telle provocation et tentative d'intimidation», déplore Mickaël Bucheron, président de Flag!, l'association des policiers et gendarmes LGBT. La raison de sa colère: un courrier du général Laurent Tavel, commandant la région de gendarmerie de Midi-Pyrénées.

Adjudant harcelé
L'affaire en cause commence en 2011. À la fin de l'année, Flag! est contacté par un adjudant de gendarmerie qui s'estime victime de harcèlement en raison de son orientation sexuelle de la part de deux collègues. Celui-ci avait déjà signalé ce problème à sa hiérarchie et écrit à la présidence de la République et une enquête avait été lancée. Début février, Flag! décide de contacter à son tour le commandement de gendarmerie de Midi-Pyrénées, afin de prendre des nouvelles du dossier.

La réponse, officielle, tombe peu de jour après: «Tout d'abord, pour m'assurer de la légitimité de votre démarche, je souhaite disposer des justificatifs relatifs à la qualité d'adhérent à votre association de l'adjudant, ainsi que sa demande pour le représenter dans ce dossier», écrit le général dans un courrier.

Atteinte aux droits individuels et associatifs
«C'est ahurissant, dénonce Mickaël Bucheron. Nous ne sommes pas un syndicat, interdit dans la gendarmerie, mais une association de loi 1901. Un gendarme peut y adhérer sans en rendre compte à qui que ce soit. C'est une atteinte aux droits individuels et associatifs. Nous avons écrit au général en tant qu'association, il n'avait pas d'obligation légale de nous répondre. S'il a décidé de nous faire cette demande, que même la présidence de la République ne nous a pas faite, c'est clairement pour nous intimider». Et selon Mickaël Bucheron, ces tentatives d'intrusion dans le fichier d'adhérents de Flag! condamnent les policiers et gendarmes LGBT au placard et les dissuadent de rejoindre l'association.

Du côté de la gendarmerie de Midi-Pyrénées, on ne voit pas où est le problème. «Notre demande n'a rien de singulier, déclare le responsable des ressources humaines. Si l'adjudant a décidé de s'adresser à Flag!, c'est son choix. Nous demandons simplement des éléments de réponse pour y voir plus clair dans le dossier.»

«Tentative d'intimidation»
Flag! débusque une autre «tentative d'intimidation» dans le fameux courrier: le commandement de la gendarmerie l'a également adressé au procureur de la République de Toulouse, au motif que la demande de Flag! «met en cause nommément, deux officiers». Pour l'association, la phrase sous-entend une accusation de dénonciation calomnieuse. «Ça n'a pas lieu d'être, estime Mickaël Bucheron. Une enquête officielle est menée, le nom des deux officiers mis en cause est connu. On ne dénonce personne.» «On n'accuse personne de quoi que ce soit», répond-on à la gendarmerie.

Pendant ce temps, l'enquête pour harcèlement suit son cours et échappe à la présumée victime et à Flag!. «Nous ne souhaitons pas de guerre, explique Mickaël Bucheron. Mais quand on voit ce que provoque une simple demande de renseignements, nous nous posons réellement des questions sur le dialogue social dans la gendarmerie.»

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